| Carnet de Zénon
De paradoxes en apophtegmes |
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| Publi le mardi 24 février 2004Être propriétaire de sa maison est tout à fait gratifiant. C'est aussi une responsabilité. Quand on est locataire et que quelque chose doit être réparé , un appel au propriétaire, et hop ! ( si ce dernier est minutieux ) un spécialiste ou un ouvrier spécialisé arrive : plombier, électricien, menuisier... Quand on est propriétaire, il est agréable ( et économique ) de réparer soi-même les petits bobos de la maison. Une première étape à mes yeux, connaître les termes exacts qui désignent les outils, les matériaux, les procédés. Chez Idées maison , j'ai trouvé un glossaire général, et un dictionnaire illustré des outils. Pourrait être fort utile ! Par zénon • 2004-02-24 20:38:29 Permalien | Ajouter un commentaire • Sites particuliers " Quand on voit de nos jours des infortunés chercher la détente, dont ils ont assurément le plus grand besoin, on voudrait leur souhaiter de réfléchir tout d'abord à deux notions étroitement connexes : le travail et l'horloge. Ils fuiraient alors ces vacances qui ne font que prolonger le travail. Quand ils courent, le samedi à midi, dans leurs autos ou sur leurs motos, vers les plus lointains des buts qu'ils puissent atteindre, s'y adonnent à des amusements qui leur fouettent les nerfs, puis rentrent tard le dimanche, remplissant les villes de leur vacarme, ils ont simplement poursuivi leur travail de la semaine sous d'autres formes, plus dévorantes encore peut-être. Ils n'ont pas échappé à l'anathème de l'automate. Ils ne se sont pas arrachés au rythme des horloges. " Ernst Jünger, Le traité du sablier, Points Littérature # 67, Paris 1970, 200 p. Extrait p. 190 et 191 Par zénon • 2004-02-24 09:48:36 Permalien | • Temps 4 Commentaires : Commentaire crit le jeudi 26 février 2004 à 07:36:28 (lien) Rhodolphe Ah... nous avons parlé moultes fois de ces gens capables de tout sauf être capable de "modérer ses transports"... Jünger, Zénon et Rhodolphe... et un peu de houblon... rigoleraient abondamment au passage et au pas quasi militaire de tous ces gens si pressés d'arriver. Mais au fait, savent-ils où ils vont ? J'en doute, car c'est un peu comme Sisyphe roulant sa pierre... c'est toujours à recommencer. Les hommes n'ont pas de racines dit la fleur au Petit Prince. On peut être aussi un marcheur immobile, n'est-ce pas? Commentaire crit le mercredi 25 février 2004 à 23:22:19 (lien) Zénon Merci à vous deux ! Cela est aussi un plaisir et une stimulation de vous savoir présents. À la prochaine ! Zénon Commentaire crit le mardi 24 février 2004 à 17:53:09 (lien) Pierre Samuel Quel texte inspirant et plus que jamais d'actualité! Les gens ne se rendent plus compte depuis longtemps à quel point l'esclavage "moderne" est encore plus aliénant que celui d'autrefois. Quel est le sens aujourd'hui des mots "loisirs" et "vacances" si ce n'est encore et toujours la course folle et désordonnée de tous et chacun? Merci encore une fois cher Zénon pour toutes ces petites merveilles que vous savez si bien dénicher! Commentaire crit le mardi 24 février 2004 à 13:04:20 (lien) michel sd J’ai souvenir de mes grands-parents qui vivaient une vie de quartier. Ils y marchaient calmement et sereinement pour y faire des courses ou pour visiter des amis. Le parc La Fontaine et le Mont-Royal furent leurs îlots du dimanche. Les vacances n’existaient pas... trop heureux qu’ils étaient de goûter le quotidien. Leurs plus beaux voyages se firent à travers les pages des LIVRES qu’ils dévoraient dans l’intimité... comme sous un arbre (il y en avait de nombreux à l’époque). Voilà, j’ai pensé à eux en lisant cet extrait. Merci ! Ajouter un commentaire |
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